Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 06:28

          Le salon de l’agriculture 2010 va refermer ces portes ce week-end avec la visite en clôture du Président de la République Nicolas Sarkozy, très critiqué par la gauche et les agriculteurs pour son absence lors de l’ouverture dudit salon. Les petits malins vont chercher le petit mot qui va faire le buzz sur dans les média ; après le fameux « Casse toi pauvre c… » du dernier salon.

 

        Mais en réalité, ce n’st pas tant le dérapage verbal qui va intéresser les agriculteurs, mais bien les mots du Président  pour donner sens aux solutions et mesures que son gouvernement préconise pour soigner ou soulager les maux des agriculteurs.

Il ne faut pas se le cacher, le monde agricole va très mal. La chute des revenus est exceptionnellement voir historiquement bas, a tel  enseigne que plusieurs éleveurs, propriétaires travaillent sans dégager la moindre  marge. Pire beaucoup, sont déficitaires mais continuent à faire tourner  les exploitations, malgré pour la plupart une chute de 30 à 80% des revenus en quelques années à peine (selon les secteurs, les plus touchés étant notamment les  producteurs de laits). A vrai dire le cœur n’y est plus.

 

       Nombre de jeunes exploitants sont contraint de vivre chez leurs parents pour arriver à survivre. Les agriculteurs sa paupérisent à la vitesse grand V. On du mal à reconnaitre le pays leader de la production agricole européenne des années 80.

La faute à qui ? A l’union européenne répondent en cœur les agriculteurs et d’ajouter à l’Etat qui d’après eux ne ferait rien pour les aider. Les subventions que Bruxelles tient à l’œil sont ciselées et ne permettent pas à tous les secteurs d’être soutenus. L’arrivée de nouveau acteurs sur le marché comme la Pologne, bien décidé à tirer avantages des coûts de productions et règles apparemment bien moins rigoureuses à Varsovie qu’à Paris.

 

       Mais l’autre acteur majeure de cette déconfiture est la grande Distribution qui par ces politiques qualifiés de chantages, par les exploitants, fixent comme bon lui semble les prix d’achats ds produits auprès des agriculteurs, avec des écarts de l’ordre de 60% de marge entre le prix d’achat à l’exploitant et le prix de revente au consommateur. Une marge débordant les limites éthiques si l’on s’en réfère aux  propos des exploitants. Et comme si cela ne suffisait pas voila Bruxelles qui autorise la culture des pommes de terre aux OGM. Décidément les vaches et les cochons, vont vraiment rentrer dans les fermes, la queue entre les jambes. Il faut sauver le soldat agriculteur !

 

 

      L’Etat doit malheureusement mettre de l’ordre pour réguler la saigner aux risque de voir le pays tomber. Si le secteur agricole français chute, il est clair qu’immédiatement on frisera la révolution dans les rues. Une crise pire que celle que nous avons vécue avec les banquiers peu vertueux. La crise du fait de du désagrégement de l’agriculture pourrait être fatale à notre système économique, tant son poids est encore immense en terme financier et en terme social. Un plan amitieux et large pour l’agriculture s’avère capital. C’est peut-être en substance demain, ces petits mots là que les agriculteurs voudront entendre sortir de la bouche de Nicolas Sarkozy.

 

Ernest Mbong

 

Membre CT INETOP

Par Panthère eco - Publié dans : Innovation économique - Communauté : l'actualité en général
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Commentaires

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Commentaire n°1 posté par anto le 05/03/2010 à 06h41
Merci Anto et bonne journée!
Réponse de Panthère eco le 05/03/2010 à 06h46

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